L'essence
L'adresse est une porte dans un derb à peine assez large pour deux, et aucune carte ne l'a jamais trouvée du premier coup — alors quelqu'un vient vous chercher. C'est toute l'idée de cette maison. Elle est petite : assez petite pour que, dès le deuxième matin, le petit-déjeuner arrive sur le toit exactement comme vous l'aimez, sans avoir à le demander. Les voyageurs parlent ici du personnel bien plus que des chambres — la carte d'embarquement imprimée tard le soir, la soupe montée à celui qui était tombé malade. Jemaa el-Fna est à quelques minutes, les souks encore moins, et la Koutoubia veille sur la terrasse à l'heure du petit-déjeuner. Mais ce dont on se souvient, c'est d'avoir été pris en charge dans une ville qui peut autrement ressembler à un labyrinthe.